Ces quelques conseils pour être anonyme sur le web

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On ne compte plus le nombre de formulaires d’inscription que l’on remplit pour surfer librement sur la toile. Et pourtant avec le temps, personne ne se dit qu’une fois le site oublié, l’inscription, elle, reste renseignée « à vie », la saleté tenace, voyez-vous ! Si bien que plusieurs dizaines de sociétés privées ou publiques, connues ou pas, sérieuses ou à la moralité douteuse conservent dans leurs petits papiers nos plus sombres secrets. Comment faire pour se protéger efficacement contre ce risque ?

Analyser la menace à l’anonymat sur le web

Paranoïa mise à part, sachez que tout, et j’insiste, TOUT, est sauvegardé dès lors que ça a lieu sur le net. Sorte de tablette de cire aux dimensions gargantuesques, laisser une trace est aussi aisé que l’enlever est difficile. Ainsi la première chose à faire lorsque l’on veut réduire au maximum l’étendue des informations mises de côté par les divers outils en ligne, est de prendre conscience de qui fait quoi.
Par exemple, si comme moi vous avez tendance à papoter des heures par messages instantanés, avec à peu près la moitié de la population mondiale, alors sachez que vous utilisez probablement un logiciel proposé par une société faisant partie du programme de surveillance de la NSA (National Security Agency, appartenant au département de la Défense américain) : Prism. Ce dernier avait fait couler beaucoup d’encre au sein de la communauté du web.
Ensuite, la visioconférence. Quel que soit le logiciel (courant) utilisé, sachez que tout ce qui est dit est analysé et incrémente un fond de données dans les dossiers des sociétés propriétaires.
Autre chose, vous voyez cette insupportable formalité que toute installation de logiciel sur vos smartphones nécessite ? La politique de confidentialité : sauvegarde de vos informations personnelles, possibilité de poster sur vos profils de réseaux sociaux, accès aux contacts et sauvegarde de la position géographique… Faut-il trembler ou se réjouir d’autant de professionnalisme ?
Enfin les wifi « publics », bien que pratiques, sont terriblement permissifs et risqués quand il s’agit de la protection des données. Mais pour ce dernier point, je suis sûre que vous le saviez, n’est-ce pas ?

Pas de problème sans solution

Afin de vous assurer de pouvoir tenir une conversation sans crainte qu’un tiers puisse lire à loisir vos propos, favorisez des logiciels qui cryptent vos données, comme par exemple Tigertext, qui comme Snapchat s’efface automatiquement après la lecture. Pour ce qui est des conversations par ordinateur, Pidgin pour Windows et Adium pour Mac, qui favorisent un protocole OTP (Off The Record).
Pour les conversations par vidéo interposée pourquoi ne pas s’orienter vers Jitsi, logiciel proposé par l’université de Strasbourg, qui assure des conversations cryptées.
Les applications mobiles relèvent plusieurs dizaines de fois par jour vos informations de position géo-localisée. Ainsi, par simple exploration dans vos divers appareils, vous pouvez stopper cette transmission de données.
Enfin, pour les connexions internet, en général, privées ou publiques, passez par l’outil du réseau Tor, qui propose de faire transiter votre navigation par plusieurs ordinateurs de bénévoles partout à travers le monde. Et oui, vous serez ainsi aussi difficile à trouver qu’un espion sous couverture !

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